2010, 2013 – une continuité des projets

Les 1ères Assises de la coopération décentralisée franco-arménienne, organisées en 2010 à Erevan, répondaient à la nécessité d’insuffler un nouvel élan à la coopération partant du souci de la rendre plus cohérente et efficace. Les premiers pas en ce sens ont été faits par l’institutionnalisation de la coopération grâce à la signature d’une charte qui définissait les enjeux et les objectifs de la coopération : focalisation sur l'enseignement et la culture, développement économique local, tourisme durable et développement agricole, et tout cela sous trois angles d’approches communs : francophonie, mutualisation, gouvernance locale, toujours à l'ordre du jour en 2013 aussi. Ces objectifs s’inscrivent dans le contexte du renforcement du rôle des collectivités locales arméniennes dans le développement et la promotion de leur territoire ce qui contribuerait à la décentralisation en Arménie.

Parmi les projets les plus marquants de la coopération franco-arménienne, selon l’Ambassadeur de France en Arménie M. Henri Reynaud, l’irrigation de terres dans la région de Tavouch, l’appui à l’élevage dans le Lori, l’ouverture du Centre d’Enseignement Professionnel Franco-Arménien à Erevan, la création d’un centre cardio-vasculaire à Goris etc., - des projets hautement importants puisque répondant tous au besoin et aux attentes du pays. Ajoutons aussi la présence économique française de plus en plus croissante en Arménie et la coopération interuniversitaire dont l’Université Française en Arménie est un exemple plus que réussi, sans parler des liens culturels qui ont toujours existé entre les deux peuples.

Quant à la future évolution des relations, M. l’Ambassadeur a mis en avant trois orientations importantes : l’accentuation de la dimension économique de la coopération, son articulation avec les enjeux nationaux du développement de l’Arménie et la mise en cohérence de la coopération décentralisée avec l’ensemble de la coopération franco-arménienne en direction de l’Arménie. En fait, la synergie entre l’action de l’État français et l’action extérieure des collectivités françaises qui constituent désormais un vecteur déterminant de la coopération franco-arménienne, soutenues par l’Agence française de Développement, contribuerait à enregistrer des résultats plus tangibles dans le domaine. D’autre part, l’action du groupe « Arménie » au sein des Cités-Unies de France conduit par Patrick Dévedjian, et respectivement du groupe « France » au sein de l’Union des Communes d’Arménie présidé actuellement par le maire de Goris, continueraient à assurer la coordination de l’ensemble des coopérations. Cette coopération que M. Yeritsyan, Président de l’Union des Communes d’Arménie qualifie de « mouvement » impliquant des acteurs sur tous les niveaux : collectivités, organisations et individus, est un exemple de solidarité entre les peuples qui contribuerait à bâtir un présent et surtout un avenir meilleurs.

 

 

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