« Tsirani tsar »

L’automne colore déjà les feuilles des abricotiers, pourtant la saison des abricots en Arménie ne s’en se trouve pas terminée avec le festival international de films documentaires « Tsirani tsar » (« Abricotier ») dont la 2e édition se tient du 1er au 5 octobre 2016 à Erevan, à Ujan et à Gumri. Un festival doté d’une thématique spécifique – l’anthropologie et l’ethnographie – à travers lequel ses organisateurs, tout en rendant honneur au genre documentaire, veulent souligner la nécessité de son développement en Arménie.

Avec 35 films provenant de 22 pays – Italie, Espagne, Croatie, Serbie, Mexique, Argentine, États-Unis, Égypte, Israël, Inde, Népal, Indonésie, Russie, Arménie, etc. - en compétition officielle, la géographie du Festival englobe en 2016 tous les continents. Parmi les réalisateurs des films sélectionnés dont la plupart sont présents au Festival, « les jeunes font la majorité », remarque le réalisateur et critique de cinéma Garegin Zakoyan, directeur du festival Tsirani tsar. D’après lui, ses jeunes collègues ont été « tellement exigeants dans leur choix que chacun des 35 films pourrait être considéré comme gagnant ».

Cela dit, des prix seront évidemment décernés, assurent les deux autres organisateurs du Festival le critique de cinéma Artur Vardikyan et le réalisateur Vahan Khachatryan. Le jury de cette deuxième édition est constitué de Rosemarie Blank, réalisatrice néerlandaise lauréate du Grand prix du long métrage à « Tsirani tsar » 2015, du réalisateur iranien Hamid Jafari et de la critique d’art arménienne Sara Nalbandyan. Le programme hors-compétition comprend des créations, nouvelles ou anciennes, « qui n’ont peut-être pas fait fureur à leur sortie mais méritent de l’attention ». On y retrouve, entre autres, le nouveau film de Rosemarie Blank « Berlin Diary », « Les saintes noces » de l’iranien Farhad Varahram, l’« Impasse » de Harutyun Khachatryan, etc.

À Erevan, les projections auront lieu au théâtre Henrik Malyan et au cinéma Moscou. L’Université arméno-russe (Slave) accueille les projections destinées aux étudiants, ainsi que des master classes données par les hôtes du Festival. La journée à Ujan a permis aux participants du Festival de découvrir le quotidien et les us et coutumes des paysans arméniens, tandis que les habitants du village ont eu la possibilité de visionner des films. À Gumri, les projections au cinéma Hoktember (« Octobre ») et les rencontres avec les intellectuels de Gumri et les étudiants seront suivies d’une conférence scientifique « Film, ethnographie, anthropologie » tenue à Villa Kars. « Le lien et l’influence entre la vie et le cinéma sont très intéressants et nécessitent d`être étudiés. L’an dernier, la conférence a donné lieu à de vrais débats d’idées, donc nous avons trouvé qu’il serait intéressant de continuer cette initiative aussi », note le directeur de « Tsirani tsar ».

N.B. « Tsirani tsar » est le fruit d’une coopération entre l’ONG « Filmadaran » et l’Université arméno-russe (Slave) d’Erevan, avec le soutien du Ministère arménien de la Culture. Le festival compte parmi ses principaux partenaires l’Union des cinématographes d’Arménie et le festival international de film d’Erevan « Abricot d’or ». Pour plus de détails sur « Tsirani tsar », visitez le site officiel du Festival : http://www.atieff.org/en/

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