La 31 Conférence ministérielle de la Francophonie : un grand succès

Les deux derniers jours la capitale arménienne vivait au rythme de la CMF. Quelques épisodes et citations de ce grand moment.

L’accueil des chefs de délégation des 80 États et gouvernements membres de la Francophonie a commencé très tôt le matin du 10 octobre 2015 au complexe Karen Démirtchian où la 31e session de la Conférence ministérielle de la Francophonie allait être solennellement lancée par le président arménien Serge Sargsyan.

En plus des délégations, des représentants des instances – l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, l’Association internationale des Maires francophones, etc - et des opérateurs – l’université Senghor d’Alexandrie, TV5 Monde, etc - de la Francophonie, des membres du gouvernement arménien et des chefs de missions diplomatiques étrangères en Arménie s’étaient rendus à l’inauguration de cet événement important au sein de l’espace francophone qui assure le relais entre deux Sommets de la Francophonie.

La Francophonie n’est pas le partage du français, c’est « une culture, un état d’esprit, une communauté de valeurs », a noté le président Sargsyan dans son discours d’ouverture. Il a souligné l’importance que revêtent les organisations internationales dans une période de nouveaux conflits et de nouvelles crises que le monde est en train de vivre, et notamment l’importance particulière de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) puisque basée sur le partage de valeurs communes qui sont la tolérance, la coexistence pacifique, la démocratie.

Le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian a réitéré l’engagement de l’Arménie en faveur de la Francophonie et des valeurs qu’elle défend. Il s’est félicité de la tenue, seulement trois ans après l’adhésion de l’Arménie à l’OIF à titre de membre à part entière, de la Conférence à Erevan qui donne la possibilité de « faire découvrir notre pays, et sa culture plusieurs fois millénaires » aux autres membres de la famille francophone.

« Si les urgences du monde sont celles de la Francophonie, les urgences de la Francophonie sont aussi celles du monde. Il n’y a plus de défi local, de tragédie locale, de menace locale », a souligné la Secrétaire générale de la Francophonie Miachaëlle Jean dans son premier discours à ce titre dans le cadre d’une conférence ministérielle. Son discours abordait tous les sujets où la Francophonie est présente et qui sont justement ceux qui préoccupent le monde actuel : flux migratoires et question des réfugiés, conflits et prises de pouvoir par la force, atteintes à la démocratie, etc.

« La Francophonie a beaucoup à apporter, elle est sur tous les fronts. Sans pour autant nous disperser, nous pouvons puiser dans le réservoir de nos idées, de nos expériences réussies, de nos savoir-faire, de nos modèles et de nos ressources à partager. Combien de solutions à portée de main dans l'espace francophone! Combien de solutions en marche dans tous nos pays! À nous de les faire se rencontrer, d'en faire une force de frappe, de mobilisation et d'action. Nous n'avons plus le temps d'être seuls, ensemble. À nous d'être vraiment ensemble », a-t-elle conclu.
 

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