La CMF d`Erevan en quelques citations

Depuis quelques jours, Erevan a repris son rythme habituel : la Conférence ministérielle de la Francophonie dont la tenue avait coïncidé avec les célébrations de son propre anniversaire, le 2797e en 2015, fait désormais partie de l’histoire de la ville.

Ce n’est pas souvent que la capitale arménienne voit tant de couleurs rassemblées à la fois chez elle : « 80 États et gouvernements sur les cinq continents : voilà ce que vous avez accueilli, et tous rassemblés par une langue qui est un levier pour faire ensemble, avancer ensemble, bâtir ensemble, penser les grands défis à relever au monde ensemble », avait souligné la secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean lors de sa rencontre avec les enseignants de français en Arménie, en marge de la Conférence ministérielle.

Cette Francophonie « belle et rassemblée à Erevan de tous les horizons », toujours selon Mme Jean, a accueilli l’Arménie en son sein à titre de membre de plein droit, il y a exactement 3 ans. Et confier l’organisation d’un événement aussi important qu’est la Conférence ministérielle, l’une des trois instances de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie) qui assure le pont entre deux Sommets des chefs d’États et de gouvernements membres, ne pourrait pas être dû à un simple hasard.

Idée approuvée par Jacques Chagnon, président de l’Assemblée nationale du Québec et délégué de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) à la Conférence ministérielle d’Erevan : la candidature de l’Arménie a été retenue car « justement, c’était une nouvelle composante de l’OIF, un membre plus jeune, et c’est très intéressant car c’est une nouvelle culture, une nouvelle approche, de nouvelles façons de voir les choses », a noté M Chagnon dont c’était la toute première visite en Arménie, à l’instar de la majorité des 500 délégués participant à la 31e session de la Conférence.

Pourtant, il n’y a évidemment pas que cela : en plus d’être une belle opportunité de découverte mutuelle « tant pour le pays qui reçoit que pour les membres qui viennent », l’importance de l’an 2015 pour l’Arménie qui commémore le Centenaire du Génocide arménien avait joué un rôle déterminant dans le choix du pays hôte de la Conférence : d’après le représentant de l’APF, c’était « un moyen de manifester l’intérêt [de la communauté francophone] sur la question [du Génocide arménien] » dont l’adoption de la résolution sur la prévention du Génocide dans le cadre de la conférence est d’ailleurs la preuve.

À cette 31e édition du rassemblement ministériel, ce n’était pas qu’Erevan qui était du nouveau pour les représentants de l’espace francophone : en plus des pays francophones « confirmés », y participaient également trois États fraîchement admis au sein de la famille politique francophone : le Costa Rica, le Kosovo et le Mexique, membres observateurs de l’OIF depuis l’an dernier. L’élargissement étant preuve de l’attractivité de l’Organisation, nous avons essayé d’en comprendre les raisons avec Juan Manuel Gómez-Robledo Verduzco, sous-secrétaire aux affaires multilatérales et aux droits de l’homme au ministère mexicain des relations extérieures et représentant de son pays à la Conférence à Erevan.

Pour un pays où l’importante présence de la France et de la culture française est un fait, la Francophonie se présente comme « une plate-forme pour nous rapprocher davantage, comme pour l’Arménie elle aussi, mais d’une façon assez claire, de l’Afrique francophone où le Mexique est assez peu présent, malheureusement », a noté M Gómez-Robledo et tenu à ajouter : « En même temps, il faut dire que cette organisation a réussi à faire énormément de choses au cours de ces dernières années ; c’est un acteur fondamental d’où l’importance que nous accordons à l’adhésion à la Francophonie ».
 

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