L'Arménie va accueillir la prochaine session de la Conférence ministérielle de la Francophonie

Les 29 et 30 novembre, le XVe sommet de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) s'est tenue à Dakar, avec la participation de 80 délégations de haut niveau dirigées par des chefs d'États et de gouvernements ou des ministres des Affaires étrangères des pays membres associés et observateurs de l'OIF. L'Arménie était représentée au sommet par le chef de la diplomatie arménienne M.Edward Nalbandian.

La décision unanime de la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF)  relative à la tenue de sa prochaine session à Erevan a été confirmée lors du Sommet. Le ministre arménien des Affaires étrangères a tenu un discours durant lequel il a remercié les pays membres de l'OIF pour la confiance dont leur décision de choisir Erevan comme ville hôte de la prochaine session est le témoignage. Il a également affirmé que tout sera fait pour organiser au plus haut niveau la session prévue dans la capitale arménienne.

La participation active de l'Arménie dans la famille francophone, l'activité de l'OIF, des sujets relevant de l'ordre du jour de l'Organisation, ainsi que des questions d'actualité urgente auxquelles la communauté internationale est à amenée à faire face étaient également au cœur du discours du ministre.

Exposant les efforts conjoints de l'Arménie et des coprésidents du Groupe de Minsk en vue d'une résolution pacifique du conflit du Haut-Karabagh et la situation créée par les actions provocatrices de l'Azerbaïdjan, M Nalbandian a noté : "Agissant du conflit du Haut-Karabagh, j'aimerais partager avec vous notre profonde préoccupation par rapport à la situation dans la région qui est le résultat des provocations et de graves violations du cessez-le-feu de la part de l'Azerbaïdjan".

Au cours des trois derniers mois, trois sommets ont été organisés sur l'initiative des pays coprésidents du Groupe de Minsk - le sommet de Sotchi initié par le président russe, celui de Newport invité par le secrétaire d'État américain et le dernier, à Paris, organisé sur l'initiative du président français - avec la participation des présidents arménien et azéri, dans le but de réduire les tensions et de prévenir l'éventuelle aggravation de la situation.

Malheureusement, le gouvernement azéri, a renoncé à son engagement, pris durant les rencontres de haut niveau, de résoudre ce conflit exclusivement par la voie pacifique, et recouru à des provocations criminelles dans le but d'aggraver encore plus la situation. 

Les forces armées azéries ont abattu un hélicoptère appartenant à l'armée du Haut-Karabagh pendant que celui-ci effectuait un vol d’entraînement, ce qui a entraîné la mort de trois jeunes soldats. Violant gravement le droit international humanitaire, l'Azerbaïdjan a empêché aux groupes de sauvetage et aux représentants d'organisations internationales comme l'OSCE et la Croix-Rouge toute restitution des dépouilles des morts en maintenant sous le feu, dix jours durant, la zone où l'hélicoptère avait été abattu. Ces conditions-là ont contraint l'armée de défense du Haut-Karabagh à recourir à une opération spéciale afin de récupérer les dépouilles de l'équipage de l'hélicoptère abattu.

Malgré les actions de l'Azerbaïdjan entreprises pour faire échouer le processus de négociation, l'Arménie, de concert avec la communauté internationale, va poursuivre les efforts communs visant le règlement exclusivement pacifique du conflit du Haut-Karabagh. C'est l'engagement que je voudrais affirmer de nouveau, ici.

La situation actuelle exige que notre Organisation réaffirme son soutien inconditionnel aux efforts des coprésidents du Groupe de Minsk en vue d'un règlement pacifique du conflit et appelle à s'abstenir de toute menace ou recours à la force, en adoptant comme principes de base des négociations l'ensemble des principes avancés par les coprésidents du Groupe de Minsk, en particulier les principes de non recours à la force ou à la menace de force, d'intégrité territoriale, d'égalité des peuples et du droit des peuples à l'autodétermination. Ces principes doivent être à la base d'une résolution durable du conflit. 

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