Première conférence de presse du nouvel ambassadeur de France

Une fois les lettres de créance remises au président arménien Serge Sargsyan et leurs copies figurées au ministre arménien des Affaires étrangères Édouard Nalbandian, comme le veut la tradition, c’est avec les représentants de la presse locale que le nouvel ambassadeur de France en Arménie SE Jean-François Charpentier a voulu faire « une première connaissance », le 12 novembre 2014.

Diplômé de l’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales) et ayant occupé plusieurs postes aussi bien à l'administration centrale du MAE qu'au sein de représentations françaises auprès de divers pays et organismes internationaux, M Charpentier s’est dit « fier et heureux » d’avoir été nommé ambassadeur en Arménie, pays avec qui la France a cultivé un dialogue politique de très haut niveau, voire presque sortant du commun pour un pays en dehors de l'UE.

Un dialogue « régulier » et « fréquent » qui contraste pourtant avec la modestie des échanges économiques et commerciaux des deux États, remarque M Charpentier, avis partagé d'ailleurs par les autorités françaises et arméniennes. En effet, les échanges franco-arméniens en matière d’économie se réduisent à une cinquantaine de millions d’euros annuels au total, malgré le "statut" de la France de deuxième plus grand investisseur étranger en Arménie après la Russie.

"On peut faire plus et mieux", est convaincu l’ambassadeur, et il en fera sa mission principale, de concert avec les autorités locales et en s’appuyant sur les atouts qu’offre l’état actuel des relations : dialogue politique de grande qualité relayé par une coopération pluridimenseionnelle (notamment parlementaire, décentralisée, culturelle et scientifique) remarquable, des instruments tels que l’Université française en Arménie, l’Alliance française d’Arménie ou le Club d’Affaires franco-arménien (CAFA).

Ce ne sont pas que des discours : depuis son arrivée, l’Ambassadeur Charpentier a déjà eu des rencontres avec des chefs d’entreprises françaises installées en Arménie, et une réunion est prévue prochainement au CAFA, afin de discuter plus en détail des perspectives du développement de la coopération économique entre les deux pays.

Concluant son discours sur une note "économique", le nouvel ambassadeur a toutefois du répondre à des questions majoritairement politiques des journalistes arméniens préoccupés par la disposition de la France par rapport au règlement du conflit du Haut-Karabagh, le futur des relations arméno-turques, le devenir de la loi pénalisant le négationnisme du Génocide arménien en cours d’élaboration par l’éxecutif, etc. 

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