La nouvelle initiative de Rouben Vardanian marquerait un tournant dans le domaine des technologies en Arménie

« La Guerre de quatre jours » en avril dernier a provoqué beaucoup de changements dans la vie de la société arménienne. Durant les jours ayant suivi les opérations militaires, on était nombreux à pointer, dans la presse et sur les réseaux sociaux, sur la nécessité de moderniser l’armée.

Sur ce fonds, Rouben Vardanian, homme d’affaires et bienfaiteur arménien, cofondateur de la fondation IDeA (« Initiatives pour le Développement de l’Arménie ») vient de lancer un projet qui a pour but de marquer un tournant dans le domaine des technologies en Arménie, en réponse à l’enjeu principal déduit des événements de l’avril. « C’est à nous de construire une Arménie puissante puisque personne ne le fera à notre place. Ce n’est que l’Arménie puissante qui nous permettra d’éviter la guerre, de défendre nos intérêts par la voie pacifique et de trouver la solution consensuelle acceptable pour le peuple et le pays », insiste-t-il dans son interview donnée à Mediamax (http://www.mediamax.am/am/news/interviews/19036/).

« Je crois que le renouveau de la science arménienne et la création d`une industrie technologique en Arménie doivent devenir des priorités nationales, et c`est à la lumière des événements de l`avril dernier que ce besoin est ressorti de manière plus évidente. Des résultats tangibles peuvent être obtenus déjà dans 5-10 ans mais il faut commencer aujourd`hui », estime le bienfaiteur arménien. 

Dans cette perspective, la fondation IDeA est en train de finaliser les derniers détails liés au fonctionnement de la Fondation pour la Science et la Technologie arménienne (Foundation for Armenian Science and Technology-FAST) qui visera le développement d’un milieu d’affaires propice aux inventions technologiques en Arménie et la mobilisation des ressources scientifiques, technologiques et financières des communautés scientifiques arménienne et internationale. « Nous devons donner la possibilité aux scientifiques arméniens, et surtout aux jeunes, de faire de la recherche fondamentale et appliquée, favoriser l`invention, l`investissement de leur potentiel en matière des sciences et de la recherche pour trouver des solutions aux problèmes nationaux les plus importants », souligne l`initiateur du projet.

« L`expérience mondiale démontre que l`application régulière des élaborations scientifiques dans tous les domaines de l`économie assure un résultat synergique favorable à leur développement ». FAST aura ainsi pour tâche de « marquer un tournant en Arménie dans le domaine des technologies de communication, des sciences informatiques, de l`intelligence artificielle, de la robotique, de l`ingénierie technologique et des technologies industrielles de pointe ».

Le travail d`une fondation œuvrant dans le domaine des sciences et des technologies ne peut être réussi qu`à travers une coopération public-privé étroite impliquant en l`occurrence l`État, le secteur privé, l`Eglise, les citoyens d’Arménie et les Arméniens de la Diaspora, des partenaires internationaux, des donateurs, des organisations internationales, et « c`est de ces questions que nous sommes en train de discuter avec le gouvernement arménien », informe M Vardanian, en ajoutant : « Nous croyons que l`implication active de l`Etat est indispensable à différents niveaux, à commencer par la collecte de projets scientifiques prometteurs, jusqu`à la mise en place d`un soutien étatique pour les élaborations les plus importantes. Il s`agit d`un soutien  systémique aux sciences et aux technologies à tous les niveaux  du travail quotidien  du gouvernement ».

FAST va démarrer avec un investissement financier de 10 millions de dollars américains, avec l’objectif d’atteindre dans trois ans un budget d’environ 200 millions, en initiant une campagne mondiale de collecte de moyens. Rouben Vardanian entend déployer tous ses efforts pour que le projet suscite l’intérêt de la communauté scientifique internationale et avant tout, de la Diaspora arménienne : « Nous devons encore une fois nous révéler comme une nation de créateurs et d’hommes d’affaires qui réalise son potentiel créatif dans son propre pays et pas qu’au-delà de ses confins », trouve-t-il.

L`objectif fixé est ambitieux, et « maints obstacles et difficultés » attendent les porteurs du projet. « Pourtant, le choix de rester un acteur médiocre est non seulement inadmissible mais aussi dangereux. Nous sommes fiers de notre passé, et c`est un sentiment légitime mais ce n`est pas suffisant. Ce n`est qu`à travers une action commune que nous pouvons créer un avenir où nous retrouverons nos positions de leader et apporterons une nouvelle voix dans le domaine de la science et des technologies », est convaincu Rouben Vardanian. Pour lui, « ce n`est qu`ainsi que nous pouvons être sûrs que la partie adverse adoptera une approche responsable envers ses propres engagements, au lieu dattendre le moment opportun pour une nouvelle aventure militaire, et les acteurs internationaux du conflit témoigneront du respect envers la position de l`Arménie et de l`Artsakh (Haut-Karabagh) »

Source: Mediamax

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