Ecole maternelle d`Erevan: un îlot d`éducation française en Arménie

Au moment où l’éducation nationale fait objet de débats continus au sein de la société française, l’enseignement français semble garder sa cote à l’étranger. En effet, la France est le pays à disposer du plus grand nombre d’écoles au-delà de ses frontières. Il s’agit de 495 établissements scolaires homologués en 2016 dans 137 pays, dont l’Arménie. Ici, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) suit et anime l’école maternelle française d’Erevan et la Fondation école française. Dernièrement, « Le Courrier d’Erevan » est allé à la rencontre de Mme Armine Sargsian, directrice de l’école maternelle d`Erevan, pour vous parler un peu du quotidien de ses 52 élèves. 

« Le cycle scolaire français complet assuré en Arménie »
« Les programmes et les méthodes appliqués dans tous les établissements homologués sont les mêmes, que l’on soit en France ou à l’autre bout du monde », explique Mme Sargsian. Ce qui permet d’assurer la cohérence des études des jeunes Français, sur fond de « mobilité croissante des familles françaises à l’international ». Sur ce plan, la capitale arménienne offre l’avantage de pouvoir assurer le cycle complet, de la maternelle à la terminale, sur un même campus. Cela dit, il n’y pas que des Français – qui bénéficient en plus de bourses scolaires - et des étrangers que cet îlot d’enseignement français attire : « Sur les 5 classes actuelles – dont une TPS (toute petite section) ouverte cette année -, les enfants arméniens constituent la moitié des élèves », informe la directrice.

« Apprendre par intérêt et non par obligation »
La petite équipe enseignante de la maternelle - 5 jeunes pédagogues – se forme régulièrement, pour être en phase avec l’évolution du système éducatif français. L’objectif fixé par l’École française d’arriver à un modèle d’enseignement plus centré sur l’élève a entraîné la mise en place, depuis l’an dernier, de nouvelles méthodes qui accordent plus de place au développement de l’autonomie, du raisonnement et des capacités des élèves. « Des méthodes très diverses qui sont extrêmement enrichissantes, y compris pour nous », note Mme Sargsian. Ici, les élèves participent à la création de leur propre savoir et en font l’expérience, « que cela soit en écoutant le conte du jour enregistré avec la voix de leur copain de classe, en utilisant les formes géométriques pour dessiner une maison, ou en observant pousser les lentilles plantées par eux-mêmes ».

« Les plus petits ne connaissent encore rien des lettres mais ils te griffonnent volontiers les prénoms de leurs parents, tandis que lorsqu’on demande à un élève de GS (grande section) d’écrire son prénom, il ne le fait pas avec plaisir, il veut passer son temps plutôt à dessiner ... les enfants aiment se sentir plus grands, aller de l’avant et en même temps, ils n’aiment pas faire des choses par obligation ». Or, la particularité des méthodes de la maternelle française réside dans le fait de susciter chez l’enfant l’envie d’apprendre. « Nous lui fournissons l’espace et l’accompagnons, mais c’est lui qui trouve des solutions, construit son opinion, individuelle, l’exprime et l’argumente. Car pour la formation de la personnalité, il est fondamental que ses paroles ne soient pas dues au hasard », conclut la directrice, en ajoutant : « Parlant de méthodes et de principes de travail, les mêmes continueront de les accompagner durant les études à l’école française aussi, s’ils choisissent d’y poursuivre leur scolarité ».

N.B. L’école française en Arménie fera l’objet de nos futures publications. A suivre !
  
 
 

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