Conférence internationale à Tbilissi

Plus de 20 experts de différentes administrations françaises, géorgiennes et arméniennes - ministères, police, douanes, justice, mais aussi des chercheurs, des représentants de compagnies et de laboratoires pharmaceutiques s'étaient réunis à Tbilissi, les 28 et 29 juin, autour de la première conférence internationale sur la contrefaçon de médicaments initié par le Service de sécurité intérieure de l’ambassade de France en Géorgie qui s’inscrivait à la fois dans le cadre du Partenariat oriental de l’UE.

Une conférence qui se voulait exhaustive et qui a su l’être, grâce à des interventions couvrant, à travers une approche pluridisciplinaire, divers aspects d’un sujet aussi complexe qu’est la contrefaçon des médicaments: état des lieux dans les trois pays participants en matière de lutte contre la contrefaçon exposant les enjeux et les nouvelles tendances dans le domaine, menaces pour la santé et la sécurité publiques, problèmes de propriété intellectuelle, atteintes à l’industrie pharmaceutique, coopération académique, etc.

« Par cette initiative, nous souhaitons promouvoir la coopération régionale entre la Géorgie et l'Arménie, mais aussi à l’échelle plus large, avec le soutien de la France, en sortant du cadre bilatéral. En même temps, nous avons voulu faire naître avec ce projet interministériel associant des partenaires publics et privés du secteur pharmaceutique, ainsi que des institutions universitaires tels que l'Université française en Arménie (UFAR) et l'Université d'État ILIA de Tbilissi, une occasion d'identifier les dangers des médicaments contrefaits et d'étudier tout le spectre sécuritaire de cette catégorie de contrefaçons », a noté Bruno Balduc, attaché de sécurité intérieure de l’ambassade française à Tbilissi.

« Comme dans le cas de notre initiative conjointe précédente, la conférence internationale sur la Gestation pour autrui organisée à Erevan (hyperlien : http://www.cde.am/fr/content/coop%C3%A9ration-scientifique/gpa-pour-et-contre), un sujet éminemment complexe et nécessitant plus de visibilité est traité sous ses divers aspects, y compris juridiques et économiques, ce qui va permettre à nos étudiants, avec toutes les compétences qu’ils acquièrent à l’université, de s’emparer de ces questions dans le futur », a remarqué Jean-Marc Lavest, recteur de l’UFAR, content de « l’opportunité que la présence à une telle conférence offre aux étudiants, ainsi que du rôle du français et de la France dans la promotion des échanges régionaux ».

Théoriciens ou praticiens, les intervenants étaient unanimes sur la dimension mondiale de la question, en insistant, pour une lutte efficace contre ce « fléau international » qui ne contourne aucun pays, sur l’importance du partage des expériences et des bonnes pratiques, ainsi que la coopération étroite entre différentes structures concernées au sein d’un État comme entre les pays. Sur un tel fonds, la conférence ne serait, selon M Balduc, « qu’une étape ouvrant la voie à des échanges, notamment en matière de formation, proposés par des institutions telles que IRACM (Institut de recherche anti-contrefaçon de médicaments) à destination de douaniers, de magistrats ou d’autres acteurs géorgiens et arméniens du domaine, ou encore de projets développés autour de thèses sur des sujets spécifiques relatifs à la contrefaçon des médicaments ».

« La conférence mérite un suivi », a noté l’ambassadeur de France à Tbilissi Pascal Meunier en concluant les deux journées de travaux intenses et en s’engageant à « informer Paris des recommandations formulées à l’issue de l’initiative et à penser des moyens de mettre en place ces conclusions »

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