« Après le Génocide : des traumatismes à la renaissance. Une perspective de genre »

L’événement, unique par l’angle emprunté afin d’aborder le génocide, était organisé par Women in War, une association et laboratoire d’idées français, en partenariat avec l’Institut d’Archéologie et d’Ethnographie d’Arménie, l’Institut de coopération internationale de la Confédération allemande pour l’éducation des adultes (DVV International) et l’UGAB Arménie, le tout en partenariat avec l`Organisation internationae de la Francophonie. Durant trois jours, les plus de 50 intervenants de la conférence - des historiens, des sociologues, des anthropologues, des psychologues, des juristes, des militants féministes - ont abordé les conséquences personnelles, politiques et sociales du génocide du point de vue du genre, partageant leurs visions sur la manière dont les victimes et les descendants du génocide ont été affectés par leur traumatisme.

Loin de se concentrer sur le seul génocide arménien, les exposés des conférenciers parlaient du Holocauste, du massacre de Nankin, du génocide bosniaque, du génocide au Rwanda, des massacres durant la guerre civile dans la République démocratique du Congo, le génocide cambodgien, ainsi que les massacres d’Amérique centrale et au Proche-Orient, sans oublier les populations persécutées de nos jours : les Yézidis, les chrétiens du Moyen-Orient et les Kurdes. Les questions de réparations et de possibilités de réconciliation afin de prévenir de nouveaux génocides constituaient un volet à part de la conférence.
« Cartographiant l’identité : figures, frontières, et nations »

Dana Walrath est un artiste, auteure et anthropologue renommée. La série de ses œuvres présentées à Erevan comprenait des livres d’artistes, des peintures et des créations d’art sur papier présentant, sous forme de livres faits à la main, 9 génocide des derniers 500 ans : des Amérindiens, des Afro-américains, des Aborigènes d’Australie, des Arméniens, le Holocauste, au Cambodge, au Rwanda, le génocide bosniaque, des Rohingyas de Birmanie. L’une des installations de l’artiste intitulée « Vue du Haut » présentait la déshumanisation, quatrième étape du génocide, en tant que processus interactif, à travers des livres interactifs qui forçaient le spectateur à faire littéralement l’expérience de la déshumanisation par le toucher, en feuilletant les images.

Le projet a été réalisé grâce au soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la Fondation pour la Mémoire de la Shoah (France), DVV International, l’ONG suédoise Kvinna till Kvinna (« Les femmes pour les femmes ») et le Academic Swiss Caucasus Net (ASCN). 

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