Conférence de presse de l`ambassadeur français: des messages importants

Crédit photo: Media Center

Les relations bilatérales entre la France et l’Arménie, les derniers développements dans le conflit du Haut-Karabagh (Artsakh) et la rencontre, le 20 juin dernier, des présidents arménien et azéri à Saint-Pétersbourg, le négationnisme du Génocide arménien: tels étaient les principaux sujets abordés lors de la conférence de presse de l’ambassadeur de France en Arménie Jean-François Charpentier, tenue le 21 juin 2016, au Media Center.

Échanges économiques faibles par rapport à un dialogue politique très élevé
Évoquant le dialogue politique « très élevé » entre les deux pays qui, les derniers temps, s’articule notamment autour de la coopération décentralisée, « avec des visites en Arménie de délégations des collectivités territoriales les plus actives ici » - celle de Rhône-Alpes en novembre 2015, des Hauts-de-Seine et des Bouches-du-Rhône, respectivement en mai et en juin derniers - et « les préparatifs des assises de coopération décentralisée franco-arméniennes au mois de décembre, à Erevan », l’ambassadeur Charpentier a souligné la nécessité de dynamiser encore plus les relations économiques bilatérales. Discours que le diplomate français tient depuis son arrivée à Erevan, il y a un an et demi : « 50 millions d’euros d’échanges n’est pas à la hauteur de la qualité de nos relations politiques et culturelles », considère-t-il, bien que la France demeure le deuxième plus gros investisseur étranger en Arménie, après la Russie.

Pour pallier cette disproportion que l’Ambassadeur attribue principalement au manque de connaissances suffisantes sur les opportunités et le potentiel des marchés respectifs de la part des acteurs économiques français et arméniens, l’ambassade de France en Arménie essaye de « faire connaître aux entreprises françaises tous les besoins qui peuvent exister en Arménie en termes de modernisation de certaines infrastructures, de fourniture de matériel, agricole, médical », ainsi que de développer une stratégie de travail sur « les appels d’offre du gouvernement ou des autorités arméniens, notamment dans les secteurs de l’infrastructure, de l’aménagement urbain, du transport urbain, de la santé », domaines où les sociétés françaises excellent à l’internationale, ce qui leur donnerait toutes les chances de réussir à de tels appels d’offre.

Chiffres inquiétants sur la francophonie
Membre à part entière de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie) depuis trois ans, l’Arménie a pourtant vu le nombre de ses apprenants de français diminuer de manière « inquiétante » depuis l’indépendance. En fait, selon l’Ambassadeur, « le pays est passé de 93 mille apprenants au moment de l’indépendance à 35 mille aujourd’hui, soit un tiers de moins ». « Je souhaiterais que les Arméniens et l’Arménie se réapproprient la langue française de manière plus large, en lien avec l’adhésion du pays à la Francophonie », a noté M Charpentier à cette occasion, en déclarant la promotion de la langue française et de la francophonie comme l’un des principaux axes de l’action présente de son ambassade.

Accompagnement en matière de gouvernance et des droits de l’homme
Il s’agit du troisième axe principal de l’action de l’ambassade de France en Arménie, l’expérience française en matière de gouvernance et des droits de l’homme étant particulièrement riche. Ainsi, l’ambassade s’engage à favoriser le dialogue et la coopération dans ces domaines « par une participation plus systématique et plus active des ONG locales aux actions de différentes organisations de l’UE, du Conseil de l’Europe, de l’OSCE ».
 
 

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