En attendant la COP 21

Il ne reste que quelques jours à la COP 21 (21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques) dont le coup d’envoi sera donné à Paris, le 30 novembre 2015. À l’orée de ce rassemblement écologique à l’échelle planétaire, le tour était à la représentation allemande d’initier une rencontre autour des sujets environnementaux en Arménie. Or, l’ouverture d’une exposition photographique à Erevan initiée par le Fonds mondial pour la nature (World Wild Fund, WWF) en a servi d’occasion.

Les journalistes présents à la conférence de presse organisée le 26 novembre à l’Ambassade d’Allemagne autour des changements climatiques et de la protection de l’environnement sont devenus les tout premiers visiteurs de l’exposition présentant des espaces naturels sous protection créés en Arménie avec le soutien allemand.

Les hôtes de l’événement n’étaient pas seuls à prendre la parole : l’ambassadeur allemand Mathias Kiesler avait invité également son collègue français l’ambassadeur Jean-François Charpentier, le ministre arménien de l’Écologie Aramayis Grigoryan, la représentante résidente intérimaire de l’UNDP (Programme des Nations unies pour le Développement) en Arménie Claire Medina et le directeur de WWF-Arménie Karen Manvelyan.

L’ambassadeur Kiesler a noté que depuis 2001, l’écologie a toujours figuré parmi les domaines de priorité de l’Allemagne dans leurs actions réalisées dans la région du Caucase. « Notre but est de protéger la riche biodiversité de la région », a-t-il souligné. Toujours dans le même esprit, l’Allemagne a eu sa contribution dans l’élaboration du rapport national d’Arménie pour la COP21 aussi.

Quant à l’organisation de l’exposition, c’est un autre moyen de présenter les efforts de l’Allemagne déployés pour la protection de l’environnement et le développement durable en Arménie. Il s’agit en effet de la première tentative d’organiser une exposition-vente aux enchères dont la totalité des sommes collectées sera affectée à l’espace culturel d’intérêt communautaire de Gnichik, « un exemple de protection particulier à étendre sur l’ensemble du territoire arménien », selon le directeur de WWF-Arménie M Manvelyan.

Le message de l’ambassadeur français à la conférence de presse était – naturellement - le même qu’à sa rencontre avec les étudiants francophones d’Arménie, il y a une semaine, à savoir, la Conférence se déroulera aux dates prévues, avec la même ampleur et de la même manière que prévus, malgré le drame des attentats qui a frappé la capitale française le 13 novembre dernier. Ainsi, dix jours durant, des représentants au plus haut niveau de plus de 190 pays à travers le monde discuteront climat dans le but d’aboutir, à l’issue des négociations, à un accord à la fois universel et juridiquement contraignant dont les clauses seraient obligatoires pour tous les pays signataires. Un défi sans précédent que Paris entend relever, d’où l’importance « historique » de la COP21, soulignée par Mme Medina.

En attendant, le ministère arménien de l’Écologie continue à faire sa part. Le ministre Grigoryan a annoncé qu’ils ont déjà élaboré leur plan national d’actions d’après lequel l’Arménie s’engage à ne pas dépasser d’ici 2050 le volume acceptable des émissions de gaz à effet de serre par personne et de travailler par la suite sur sa réduction. Le ministre est d’ailleurs plein d’espoir concernant les résultats de la COP21 aussi : tous les pays participant à la Conférence de Paris devraient « faire preuve de suffisamment de volonté pour assumer des engagements et travailler à leur mise en œuvre ».
 

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