Le Parlement francophone des jeunes est lancé en Arménie

Hier, le 11 mai 2016, une soixantaine de jeunes issus des filières francophones des universités d’Erevan - Université française en Arménie (UFAR), Université d’État, Université Brusov, Université pédagogique - s’étaient réunis dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale d’Arménie pour marquer, par une toute première séance plénière, le lancement officiel de la section arménienne du Parlement francophone des jeunes (PFJ).

Un moment d’autant plus solennel, la séance inaugurale se déroulant en présence de la délégation de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) dirigée par Philippe Courard, président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de députés arméniens dont Édouard Charmazanov, vice-président du Parlement arménien, et Margaret Yesayan, présidente de la section arménienne de l’APF, initiatricce et coordinatrice du projet du PFJ-Arménie, Christian Ter-Stépanian, représentant de l’Arménie au Conseil Permanent de la Francophonie.

L’idée d’un Parlement francophone des jeunes est née encore en 1999, lors du Sommet des chefs d'État et de gouvernement de la Francophonie à Moncton, dans le but de « développer la formation civique et de renforcer la solidarité entre jeunes venant de tous les horizons de la Francophonie en les initiant à l'activité parlementaire » . L’action en a par la suite été étendue à travers la mise en place de sections nationales du PFJ, en coopération entre l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) et ses sections membres.

Trois partis - de gauche, de droite, conservateurs -, cinq commissions dont les travaux rythmeront désormais le temps entre deux séances plénières par an : l'exercice parlementaire est des plus réalistes, conforme à l’esprit des valeurs de la Francophonie. Les jeunes d’Arménie ne prennent pas le jeu avec moins de sérieux : « Le projet fait porter la voix de la jeunesse aussi bien au sein de leurs pays qu’à l’international. Avec plus de 80 pays membres, la Francophonie est une plate-forme importante, et nous pensons déjà à d’éventuelles coopérations avec des jeunes d’autres parlements nationaux », note Gevorg Baghdasaryan, président du PFJ-Arménie et étudiant à l’UFAR, persuadé que leur voix ne restera pas lettre morte.

« L’action et l’engagement de chacun de nous dans la vie politique et sociale du pays, en tant que citoyens conscients et responsables, sont très importants », trouve pour sa part Mariam Bektachain, étudiante à l’UFAR et représentante du parti conservateur au sein du Parlement, convaincue du rôle moteur des jeunes dans le progrès de la société et de la démocratie. Conviction qui s’est affermie en elle notamment après l’escalade, début avril, de l’agression azérie à la frontière avec le Haut-Karabagh ayant causé des pertes humaines. « La situation en Artsakh (Haut-Karabagh) demeure toujours au centre des préoccupations de nous tous, c’est pour cela qu’il serait simplement impossible de ne pas y faire référence lors de la séance », remarque Mariam, en évoquant les nombreuses interventions des jeunes députés du PFJ-Arménie exposant la situation à la frontière et condamnant la conduite de l’Azerbaïdjan. « Nous savons tous qui est responsable de la situation à la frontière, et avons voulu faire porter la voix du peuple civilisé à la société internationale », poursuit-elle.

La séance a pris fin par l’adoption, à l’unanimité, de la toute première résolution du PFJ-Arménie condamnant la politique d’agression de l’Azerbaïdjan, appelant les jeunes francophones du monde entier à s’engager ensemble en faveur de la promotion des valeurs de la Francophonie et en réaffirmant leur propre engagement à la même cause. 

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