"Le rôle du BECO est de favoriser la mise en réseau"

Le Courrier d’Erevan vous propose une interview exclusive avec M. Fabien FLORI, nouveau directeur régional du Bureau de l’Europe Centrale et Orientale (BECO) de l’Agence universitaire de la francophonie.

M Flori, votre visite en Arménie a-t--elle été une première visite de connaissance en tant que nouveau directeur régional pour l’Europe Centrale et Orientale ou vous êtes-vous rendu ici avec un objectif particulier ?

C'est tout d'abord une visite stratégique pour moi, l'Arménie étant membre de l'Organisation Internationale de la Francophonie. Il était donc important de découvrir le dispositif mis en place par l'AUF à Erevan où nous comptons cinq universités membres de notre réseau. L'idée était d'en mesurer les forces et les faiblesses afin de définir une stratégie spécifique.

Durant les deux jours de votre déplacement, vous avez rencontré vos partenaires arméniens aussi bien universitaires qu’institutionnels. Quels étaient les sujets principaux à l’ordre du jour de ces rencontres ?

Il s'agissait d'abord de découvrir ces partenaires et d'instaurer un dialogue. Le Ministre de l'Education et de la Science d'Arménie, Monsieur Armen Ashotyan, lui même francophone, m'a fait l'honneur d'une rencontre qui nous a permis d'échanger directement et librement nos points de vue. La visite des universités d'Etat, d'Architecture, de Pédagogie, de Brusov et bien sûr de l'Université Française d'Arménie (UFAR) qui est largement soutenue par l'Ambassade de France, m'a permis de faire des rencontres aussi chaleureuses que constructives. L'UFAR tient une place particulière puisqu'elle accueille un millier d'étudiants qui parallèlement à leur formation initiale apprennent le français de manière progressive jusqu'à devenir parfaitement autonomes.

Comment avez-vous apprécié les échanges avec vos interlocuteurs arméniens ?

J'ai découvert des partenaires de grande qualité, curieux des possibilités de coopération, et ai pu mesurer les perspectives qu’offre le pays pour des coopérations scientifiques et universitaires régionales. Au sein de l'espace francophone, les coopérations avec la France mettent en évidence une réelle qualité scientifique de niveau international notamment dans le  domaine  de la physique et de l'archéologie. Je crois que l'architecture et l'urbanisme sont également des sujets de coopération intéressants.

Quelle est l’image que vous vous faites de la coopération actuelle entre l’AUF et l’Arménie suite à votre visite ?

L'Arménie dispose d'enseignants et chercheurs francophones dans de nombreuses spécialités qui représentent un potentiel important pour relier l'Arménie au réseau des 800 universités membres de l'AUF. Malheureusement, nous ne disposons que d'une liste incomplète de ces enseignants et chercheurs et il nous incombe, en partenariat avec le Minsitère et les Universités du pays, d'établir une liste la plus complète possible. Cela nous permettra d'identifier des partenaires potentiels dans le cadre d'appels à projets régionaux et d'associer davantage l'Arménie qui est actuellement sous-représentée dans nos programmes.

En tant que nouveau directeur régional du BECO, quelle est votre vision personnelle du développement de la Francophonie dans la région en premier lieu et en général.

La francophonie permet de relier des chercheurs, des enseignants ou des étudiants francophones partageant des valeurs communes. Au sein du BECO, l'AUF compte 90 universités membres et finance chaque année plusieurs dizaines de projets de coopération, tant au niveau de la formation que de la recherche. Le rôle du BECO est de favoriser la mise en réseau, spécialement au niveau européen et méditerranéen, de manière à faciliter l'émergence de projets communs et solidaires !

 

 

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