Vrej, Arménien à la fois d’Arménie et de la Diaspora (Mediamax)

L’architecte paysagiste Vrej Harutyunyan était venu en Arménie pour la première fois en 2003, pour participer à un camp de jeunes. Jusque là, pour le jeune Arménien de la Diaspora vivant à Los Angeles, l’Arménie se résumait à l’image d’Ararat accroché au mur de leur maison, aux récits de ses grands-parents et aux rares images d’Erevan apparaissant sur les écrans de TV. 9 ans après sa première visite, Vrej décida de revenir dans sa patrie déjà en famille, pour « y faire son nid », selon sa propre définition.

Alep - Los Angeles - Erevan
« J’ai passé ma petite enfance à Alep, ma jeunesse aux États-Unis, et je construis mon avenir en Arménie. Durant les 30 années de vie aux États-Unis, mes parents n’avaient qu’un seul souhait : vivre en Arménie. En 2012, j’avais déjà terminé mes études, soutenu un mémoire de Master à l’Université polytechnique de Californie sur le sujet « Le changement du paysage de Erevan ». Je faisais des allers-retours de temps en temps pour comprendre si je pourrais vivre ici ou pas. J’ai fini par m’en assurer. Il y a trois ans, je suis revenu avec mon frère. Plus tard,  nos parents nous ont rejoints».

Qui suis-je en réalité ?
« Souvent, on m’appelle « spyourkahay » (Arménien de la Diaspora), jamais « hayastantsi » (Arménien d’Arménie). Je me considère comme un Arménien, un « hayastantsi » à cent pour cent, qui vit avec vous côte-à-côte, se sert du même transport, parle la même langue, respire le même air... Je veux que les Arméniens se débarrassent de l’habitude d’ajouter quelle particule que ce soit, au mot « Arménien », qu’ils cessent de mettre des distinctions ».

Une nouvelle maison dans la patrie retrouvée
 « Lorsque je suis rentré, ma première tâche a été de construire une maison. Le meilleur endroit pour un architecte paysagiste est la nature, donc j’ai décidé de vivre loin de la capitale. On a acheté une maison à moitié construite à Achtarak et peu à peu, on l’a finalisée et rénovée avec la famille. On peut dire que c’est une maison de rêve que nous avons bâtie. Par la suite, Achtarak est devenu le lieu d’habitation de beaucoup de rapatriés. À l’exemple de notre famille, quelques autres familles aussi s’y sont installées ».

L’Arménie, le meilleur endroit pour un nouveau business
« Avant mon retour, je savais déjà de quoi j’allais m’occuper ici. Aux États-Unis, j’avais un studio d’architecture, j’élaborais des plans de paysage pour des immeubles et des espaces privés. J’ai compris qu’en Arménie aussi, j’avais des choses à faire. L’idée a plu à mon frère Vahé, et nous avons créé un nouveau studio, le Fourpeakstudio, qui s’occupe du design de paysages de maisons individuelles, d’espaces publics, de lieux de détente et de loisirs. Lorsqu’on demande comment j’y suis arrivé, je réponds que j’ai planifié d’avance ce que je devais faire. Les hommes d’affaires arméniens aiment faire tout à la hâte et en même temps, et toucher des revenus dans un mois. À beaucoup de personnes, j’essaye d’expliquer que l’Arménie est un endroit favorable aux affaires, il faut seulement planifier les tâches étape par étape ».

Je rêve de créer une Erevan plus verte et plus confortable
« Depuis quelques années, je travaille sur le projet de restitution du Parc Circulaire. On l’a soumis récemment à la Mairie de Erevan, et ils nous ont promis d’étudier le plan de la renaissance du parc constituant 7 % du "petit centre" de la ville. Dans les schémas, j’ai des propositions de restitution d’espaces verts, de création et de développement de zones de repos. À mon avis, les habitants d`Erevan sentent la nécessité de nouveaux parcs. Cet espace à un potentiel immense est actuellement voué à l’abandon. Si les autorités de la ville consentent d’investir de l’argent, mon travail donnera enfin ses fruits ».

Source : www.mediamax.am 
 

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