Centres TUMO: le know-how arménien en matière d`éducation

La nouvelle est connue depuis presqu’un mois, et c’est le président arménien Serge Sargsyan en personne qui l’a annoncée: en 2016, Vanadzor, troisième ville d’Arménie, accueillera le prochain centre TUMO. En attendant, on vous propose de visiter le plus jeune de la famille TUMO pour le moment : le nouveau centre inauguré au cœur de Stépanakert (Artsakh) début septembre. 

Si en vous retrouvant en Artsakh (le Haut-Karabagh), l’envie vous prend d’aller voir les « Tumoïtes » sur place, conseil : orientez-vous plutôt en demandant aux passants le chemin de l’ancien bâtiment… du KGB, car c’est son rez-de-chaussée qui a été offert par le gouvernement karabaghiote à la fondation Simonian et à l’UGAB (Union Générale Arménienne de Bienfaisance) pour la mise en place du nouveau centre. La compagnie locale « Karabakh Telecom » s’est associée aux partenaires en matière de financement des travaux de reconstruction et de rénovation des locaux.

En effet, le concept TUMO – Centre de technologies créatives pour adolescents - n’a plus besoin de présentation ni de louanges : son succès est indiscutable depuis l’ouverture du tout premier centre à Erevan, il y a 4 ans. En septembre 2015, c’était au tour de la seconde capitale arménienne, Stepanakert, de s’en doter, après Dilijan et Gumri. Le coup d’envoi des cours y a été donné le 5 octobre dernier, avec un nombre initial d’inscrits qui dépassent les 600. Pourtant, les équipes de TUMO-Stepanakert sont déterminées d’atteindre leur capacité d’accueil maximale qui est de 1000 étudiants, donc, les inscriptions continuent.

En attendant, les primo-entrants ont déjà entamé leurs parcours personnalisés en combinant, en fonction de leurs préférences, les 4 domaines principaux – animation, création de jeux vidéo, conception de sites Web et réalisation de films – et les 12 compétences techniques, artistiques et professionnelles proposés (modélisation 3D, programmation informatique, dessin, musique, écriture, travail en équipe, etc.). « Il ne s’agit pas d’une formation académique mais professionnelle », rappelle Aram Gyumishyan, directeur adjoint de TUMO responsable à la fois de sa direction éducative, en ajoutant : « TUMO vient compléter l’école et pas la remplacer ».

Encore aux premières inscriptions, M Gyumishyan s’est laissé agréablement surprendre par les jeunes Artsakhtsis : « Ici, les futurs étudiants, comme leurs parents, se sont montrés plus vigilants et mieux avertis : de manière générale, leurs documents sont complets et bien présentés dès la première visite, leurs questions sont plus concrètes ; on sent qu’ils sont conscients où ils viennent et ce qu’ils y cherchent », note-t-il.

Les surprises n’en finissent pas là : la qualité des spécialistes trouvés sur place n’a pas été moins impressionnante pour le directeur adjoint. Formés dans les universités d’un Artsakh que l’on supposerait condamné à être replié sur lui-même, « ils ne cèdent en rien leurs collègues dans les autres centres », assure M Gyumishyan, ayant mené lui-même les entretiens d’embauche à Stepanakert.

L’équipe de TUMO-Stepanakert n’est pas grande : de 3 à 4 entraîneurs et 2 responsables. Pourtant, il n’en faut pas plus pour assurer le bon déroulement de l’ensemble de ses activités, notamment avec la mise en place du nouveau système au sein de TUMO pour répondre à son extension et qui consiste en la circulation régulière des membres de ses équipes de mentors et de managers à travers ses différents centres, avec à chaque fois des missions et des tâches concrètes à réaliser en vue de résoudre un problème ou de combler un besoin spécifiques. Solution qui permettra de « maintenir la même ambiance et le même esprit, donc de conserver une image identique  dans tous nos centres », remarque le directeur adjoint.

D’ailleurs, le jour ne serait pas loin où les professionnels engagés à TUMO se verraient confier des missions au-delà des frontières arméniennes aussi : « L’intérêt envers le concept TUMO est très grand à l’étranger », constate Aram Gyumishyan, évoquant notamment le grand nombre de contacts qu’ils ont eus en participant à la dernière édition du Salon international du livre et de la presse de Genève (27 avril-1 mai 2015), ainsi que leur coopération très réussie avec nombre d’ambassades étrangères présentes en Arménie. Une des causes d’un tel intérêt ? C’est avant tout « la possibilité de l’individualisation d’un grand nombre d’étudiants à la fois que TUMO offre », note M Gyumishyan.
 
N.B. Autour du même sujet, l’article du CDE sur l’ouverture d’un centre TUMO à Gumri : http://www.cde.am/fr/content/focus/centre-tumo-ouvre-ses-portes-%C3%A0-gumri.  

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