Discours de M.MONTOIS, recteur de l'UFAR, à la conférence "FRANCOPHONIE: UNE OPPORTUNITÉ POUR L’ARMÉNIE?"

Monsieur le Ministre,

Madame, et  Messieurs les Ambassadeurs : de Roumanie, de France, de Suisse, de Pologne et de l’Union Européenne

Chères étudiantes, et étudiants,

Mesdames, et Messieurs

C’est un immense plaisir pour moi de vous accueillir aujourd’hui à l’Université Française en Arménie.

Je tiens à vous remercier très chaleureusement de prendre de votre temps, malgré vos charges. M. le Ministre, Madame, Messieurs les Ambassadeurs, pour apporter vos avis, votre regard sur le thème qui nous réunit aujourd’hui : « Francophonie : une opportunité pour l’Arménie ? ». Merci d’apporter votre expertise aux étudiants de l’Université française en Arménie, mais aussi les étudiants des Universités Slave, Américaine, et d’Etat. J’en profite pour remercier les Recteurs de ces trois universités qui ont facilité la disponibilité de leurs étudiants. Vous pouvez observer un exemple réussi de coopération universitaire, et leur intérêt manifeste pour ce qui touche à la francophonie !?

Alors, pourquoi ce thème ? On peut s’étonner de la raison qui porte à s’interroger sur l’opportunité que l’Arménie pourrait trouver encore dans la Francophonie !?

Après tout, l’Arménie possède déjà tellement de liens avec la Francophonie !

N’est-elle pas membre de plein droit de l’Organisation Internationale de la Francophonie ?

N’a-t-elle pas signé un pacte linguistique qui place la langue française comme dénominateur commun des aspects : éducation, culture & communication, et tourisme ?

N’est-elle pas membre de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie ?

Ne possède-t-elle pas une Université française au sein de laquelle existe une chaire Senghor directement issue de la Francophonie ?

Au passage, j’en profite pour souligner que l’Arménie a été choisie par le Conseil d’administration du Réseau Senghor pour tenir l’Assemblée générale des 15 chaires Senghor à Erevan, en Octobre prochain ! C’est considérer l’Arménie comme un membre éminent de la Francophonie !

De même, l’Université française, ce fleuron de la coopération bilatérale franco-arménienne, n’est-elle pas titulaire arménien à titre universitaire – seule pour l’instant- de l’Agence Universitaire de la Francophonie ?

L’UFAR, véritable creuset de la Francophonie où se forme au quotidien une élite arménienne francophone …

Et puis, ajoutons l'Association des communautés urbaines d’Arménie, et la ville d'Erevan qui font partie de l'Association internationale des maires francophones

Citons aussi la région de Lori qui est membre de l'Association internationale des régions francophones

Faut-il évoquer aussi la diaspora francophone qui maintient en Arménie des liens puissants, certes affectifs, mais surtout centrés sur l’éducation, l’aspect social, culturel, économique … ?

La récente présence d’Hélène Ségara participe aussi de ce lien culturel francophone.

Ainsi, progressivement, à marche soutenue, l’Arménie devient pole rayonnant de la Francophonie dans tout le Caucase …

Alors, alors, quelle opportunité l’Arménie pourrait-elle encore espérer de cette Francophonie ? D’autres pactes ? D’autres conventions ? D’autres traités ? Sans aucun doute. Mais, Mesdames, et Messieurs, si la Francophonie se réduisait à une liste de liens contractuels, des partenariats, des traités… En un mot, si la Francophonie était une fin en soit, alors le lien francophone de l’Arménie ne durerait que ce dure les granulats d’un mortier sans ciment. Assurément, l’édifice se déliterait.

Heureusement, fort heureusement, la Francophonie, c’est aussi, et surtout des valeurs communes humanistes fondées sur la diversité culturelle, la paix, la gouvernance démocratique, la consolidation de l'État de droit, la protection de l'environnement.  Des valeurs essentielles qui sont précisément le ciment qui fait tenir les granulats du mortier.

Au sein de la Francophonie, je suis français, mais je me sens aussi arménien …

Ce qui m’a frappé en arrivant en Arménie, c’est que ce pays est l’un des pays au Monde le plus enclavé, et pourtant, dans le même temps, c’est l’un des pays les plus ouvert au Monde.

Ce qui compte, ce n’est pas la surface géographique d’un pays, c’est le rayonnement de son esprit.

Alors, Mesdames, et Messieurs, si la grande Arménie de Tigrane le Grand, ne pouvait retrouver ses frontières géographiques de l’époque antique, elle peut retrouver mieux, les frontières du Monde, et la Francophonie est un moyen sûr d’y arriver …

Encore merci d’être présents, acteurs de la francophonie. La jeunesse présente dans cette salle vous écoute, elle vous écoute attentivement. Ne vous y trompez pas, cette jeunesse représente les futurs maçons de cette Francophonie toujours en devenir. Toujours dans une évolution bénéfique. C’est cette jeunesse-là qui prendra la suite pour continuer l’édification de cette magnifique communauté de valeurs qu’est la francophonie, et dont le moteur fondamental est l’humain. Cette jeunesse-là, Mesdames, et Messieurs, c’est la valeur la plus essentielle de l’Arménie éternelle dans son lien avec la francophonie.

Merci, M. le Ministre, merci Mme l’Ambassadrice, merci Messieurs les Ambassadeurs d’initier ce débat considérable. Croyez, que vous aurez des auditeurs attentifs …

Je vous remercie de votre écoute… et que les débats commencent !

 

Tous droits réservés © FrancoMédia 2012-2015.

Développement et hébergement iHost