Quand ma force naît de mes fragilités...

Qu’on veuille le dérober aux yeux étrangers (et souvent, à soi-même aussi) ou qu’on l’avoue, tout le monde goûte, à certains moments de sa vie, au sentiment de fragilité sous ses diverses manifestations sur les plans physique, psychique ou affectif (pertes matérielles ou spirituelles, maladie, vieillesse, mort d’un proche, etc). Fragilités dont seulement certaines sont constitutives de la nature humaine tandis que d’autres sont conditionnées par l’environnement de l’homme, de plus en plus instable. Comment transformer ces faiblesses en force ? C'est de ce sujet que Monique Bondolfi, présidente de la Fondation humanitaire suisse KASA et licenciée ès Lettres et philosophie avait choisi de parler le 31 mars, dans le cadre du programme des célébrations de la Francophonie en Arménie.

Les réactions face au sentiment de fragilité peuvent être diverses et tout à fait opposées, en fonction de la personne : déni de la source de la fragilité et de celle-ci elle-même et repli sur soi, acceptation de la faille qui permet la remise en question de la situation en contribuant à avancer vers sa prise de conscience. Réactions qui peuvent également se suivre chez la même personne. Mais comment s’en sortir ? Du haut de son expérience de nombreuses années, Monique Bondolfi, « soutenue » dans ses paroles par des philosophes, des psychanalystes ou alors des "perles" de la sagesse populaire, a essayé de transmettre aux présents une leçon valable pour toute la vie et dans toute circonstance.

Ainsi, comment faire pour puiser dans mes fragilités ma propre force? La réponse de la question pourrait se résumer dans les dernières phrases de l’intervenante : « Assumer ses fragilités - sa condition humaine de terreux (c’est exactement ce que signifie Adam, traduit de l’hébreu) - tout en  prenant conscience que l'homme excède l'homme et en préservant la foi dans la vie plus forte que tout ». 

Hasmik Hovhannisyan, présidente-fondatrice de l’association d’hippothérapie et de sports équestres « Centaure », était la seconde invitée de la soirée. Ancienne journaliste intéressée notamment par la cause des handicapés en Arménie, Hasmik créait, il y a six ans, le premier et unique centre d’hippothérapie dans le pays, située dans le village d’Ouchi (région d’Aragatsotn), une contrée pittoresque au pied du mont d’Aragats. Idée née de la combinaison de l’immense désir de Hasmik de passer son temps en compagnie des chevaux, sa passion depuis l’enfance, et de sa volonté d’apporter son soutien aux enfants handicapés.

Le centre est fréquenté notamment par des enfants autistes et atteints de paralysie cérébrale qui, grâce à leur contact avec les chevaux spécialement dressés et à la manière de travail spécifique de l’équipe (tellement différente de celle des cliniques) arrivent à changer complètement leur attitude envers leurs propres capacités et leurs limites (le plus souvent imposées par leur entourage), ce qui bouleverse par conséquent leur vision du monde. Changement qui affecte d’ailleurs non seulement la personne suivant le traitement mais toute sa famille qui apprend à la voir différemment.

Il arrive que David triomphe de Goliath, simplement, il doit y croire ! 

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