Les timbrés de l'ortographe

Ils étaient plusieurs è s’être rendus à l'Alliance française d’Arménie ce beau (et froid !) matin de samedi le 19 mars, pour tester leurs connaissances de français dans le cadre de la 6e édition du concours international « Les Timbrés de l’orthographe ». Créé et développé par les Éditions de l’Opportun, ce concours est organisé en partenariat avec la Fondation Alliance française et se déroule dans ses implantations à travers le monde, simultanément aux finales régionales tenues en France métropolitaine. Ouvert à tous les francophones sans distinction d’âge, « Les Timbrés de l’orthographe » les invite à se confronter aux pièges et aux difficultés de la langue française tout en s’amusant, dans le but final de promouvoir et de défendre la langue de Molière.

La forme du concours n’avait pas changé : une série de 30 questions de type QCM sur l’orthographe des mots et expressions français suivie d’une dictée lue, cette fois-ci, par Luc Ferry, parrain de l’édition 2016 des « Timbrés de l’orthographe », succédant à ce titre à Philippe Delerm, Eric-Emmanuel Schmitt, Tatiana de Rosnay, Daniel Picouly et Lorànt Deutsch. Philosophe essayiste et ancien ministre de l’Éducation nationale, c’est lui qui avait conçu les textes proposés aux Français et aux francophones, en fonction de leur niveau de connaissances, et qui lisait en même temps la dictée destinée aux confirmés.

Titrée « Innovation et tradition », le texte pour le niveau avancé se voulait plus qu’une simple dictée construite autour de mots rarement utilisés et de passages difficiles du point de vue de leur orthographe. Évoquant « les bouleversements dont notre vieux continent a été le théâtre ces derniers temps » - avancées technologiques, situation des femmes, remise en question de l’identité nationale découlant plus, selon le philosophe, d’une « déconstruction des valeurs et des autorités traditionnelles » sans précédent que  « des courants d’immigration que l’on a cru bon d’accuser de tous les mots » -, sa phrase finale revenait à la langue, avec une allusion à l’un des sujets de débat récents les plus vifs dans la presse française (et pas que) : «Quant à l'avenir, j'ose croire qu'il appartient à celui ou celle qui, comme vous tous, chérit notre langue française, ses traits d'union et ses accents circonflexes ».

Les noms des candidats à la grande finale prévue pour le 11 juin 2016 à Paris ne seront connus qu’après un long trajet des travaux de la catégorie « adulte du niveau confirmé » vers la France. Une fois à Paris, les francophones en provenance de pays étrangers seront mis sur le pied d’égalité avec les porteurs du français à titre de langue maternelle. Cela dit, les organisateurs du concours ont veillé à bien répartir les récompenses, avec cinq prix dont un par continent et un prix pour une Alliance de France. À suivre si l’Arménie aussi sera représentée à ce grand rassemblement final !

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